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Les doutes que je redoute

Partir voyager à vélo.

Dis comme ça, ça fait rêver. Mais depuis quelque semaines, je ressens surtout le revers de la médaille.

Une petite boule au ventre dûe aux préparatifs : est-ce que tout sera prêt à temps ? Mon vélo va-t-il tenir le coup ? Est-ce que tout va bien se passer ? Est-ce que le trajet n’est pas trop long ? Ma famille ne va-t-elle pas trop me manquer ?

Mais surtout, la peur de tout quitter, de foncer seule vers l’inconnu.

C’est en rédigeant le préavis de mon logement rochelais que les premières pensées négatives me viennent. Et si c’était une erreur ? Si c’était une mauvaise idée de partir de manière si impulsive ? Si en revenant je n’avais plus rien ? Si les gens m’oublie ?

Et là, la question qui tourne dans ma tête : et si à mon retour, rien ni personne ne m’attendait ?

C’est dur de tout lâcher, ce que l’on construit depuis longtemps, prendre des risques, se dire que l’on peut tout perdre, avoir peur de la solitude pendant le voyage et au retour.

C’est en me mettant à fond dans mon projet et en prévoyant plein de choses qui me font envie que j’arrive à chasser ces idées. Mais un projet personnel, ce n’est jamais facile à porter, surtout lorsqu’il s’agit de tout plaquer et de partir seul.e. Il y a toujours des moments de doutes, et je le savais. Même pour moi qui suis une éternelle optimiste !

Alors voilà, à travers cet article j’espère me rappeler de mes moments de doutes, car ils font aussi partis de l’aventure. Et j’espère aussi qu’en revenant, j’aurais envie de raconter dans un autre article à quel point ce voyage m’a apporté de choses, et qu’il a balayé tous ces doutes. Mais ça, seul l’avenir nous le dira ! Voyager, c’est vivre, vivre c’est sortir de la routine. Et sortir de sa zone de confort, je sais maintenant que ça peut être effrayant.

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